3.10. La coopération avec le vivant, un réflexe devenu naturel
Dans le cadre de « Vision 3 : Laboratoire des symbioses et des mutations »
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Les sabots résonnent à nouveau sur les pavés d’Annemasse. Les chevaux tirent des carrioles de courrier et se faufilent dans les rues piétonnes. Leur présence redéfinit notre rapport aux animaux et à l’espace : les trottoirs sont élargis, les véhicules circulent au pas, les points d’eau et de repos se multiplient. On se questionne : quelle place pour le vivant dans nos villes ? L’air s’est allégé grâce aux forêts urbaines qui s’élèvent entre les immeubles, plantées par les habitants, et deviennent des cachettes pour les insectes l’hiver. Les chauves-souris nichent aux balcons, dévorant les moustiques nocturnes. Chaque foyer disposant d’un jardin ou d’un terrain est désormais tenu de planter des arbres pour contribuer à l'entretien de ces forêts urbaines.
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